STADE Chabans Delmas

STADE Chabans Delmas
Voici l'enceinte des girondins... Lieu des exploits marine et blancs soutenu par un virage sud toujours derrière son équipe mm dans les moments difficile

# Posté le mardi 16 août 2005 06:24

Un peu d'histoire...

Un peu d'histoire...
La création Les Girondins de Bordeaux qui allaient devenir le club-phare du football français des années 1980 sont nés le 1er octobre 1881, rue Sanche-de-Pommier, dans le ventre de Bordeaux. A quelques encablures du grand marché des Capucins et de la place Saint-Michel où s'achevaient les chaudes soirées de la jeunesse d'alors. Quelques mordus de sport décidèrent, ce jour là, de créer les Girondins-Omnisports. On y pratiquait la gymnastique, la natation, l'aviron, le tir, les sports équestres, la course à pied, la boxe et l'escrime. Le football arrivera 39 ans plus tard, en 1920. D'une manière assez désastreuse puisque les Girondins perdirent leur premier match face à la section Burdigalienne sur un score de 12 à 0 indiquant, très clairement, qu'un gros travail restait à effectuer.

Les premiers pas du football Les Bordelais devaient réaliser leurs premières prouesses lors de la saison 1931/1932 en atteignant les huitièmes de finale de la Coupe de France. Opérant en première série de la Ligue du Sud-Ouest, ils furent éliminés le 7 février 1932 par l'Olympique Lillois, 1 but à 0. Lille allait devenir, l'année suivante, le premier champion de France professionnel. Les Girondins attendirent encore cinq ans pour effectuer le grand saut. Le 17 octobre 1936, le club devenait les Girondins de Bordeaux FC. Il posait, tout aussitôt, sa candidature au groupement professionnel. Le 8 juin 1937, les Girondins de Bordeaux F.C. étaient admis dans le groupe B de la seconde division. Ils disputèrent leur premier match professionnel le 22 août 1937 à Toulouse. Et ils perdirent par 3 buts à 2. Peu avant, ils étaient devenus champions de France amateurs en battant en finale Scionzier (2-1) le 23 mai 1937.

Champion de France amateur
En 1936, les Girondins ont depuis un bon quart de siècle un Secrétaire Général ambitieux en la personne de Raymond Brard. Il veut faire de son club le plus grand club de Bordeaux et du Sud-Ouest. Il réussit à obtenir la signature des principaux joueurs de l'équipe qui domine alors le football bordelais : le FC de Bordeaux. La guerre civile d'Espagne va lui donner l'occasion de compléter cet effectif par d'authentiques vedettes internationales telles que Jaime Mancisidor et Santi Urtizberea et de réaliser le plus beau transfert de leur existence en engageant comme entraîneur Benito Diaz, l'ex-coach du Real Societad de San Sebastian. Alors en division d'honneur de la Ligue du Sud-Ouest, les Girondins partent à la conquête de la gloire. Ne perdant que 2 rencontres sur les 18 de la saison, et ayant remporté les 16 autres, ils conquièrent aisément le titre régional et s'ouvrent la route du championnat de France.

Dans leur poule éliminatoire, ils viennent facilement à bout du Champion de la Ligue du Sud-Ouest et de celui de la Ligue du Midi, atteignent les demi-finales où le Stade Morlaisien, un peu plus coriace, doit à son tour baisser pavillon devant nos Marine et Blancs. Cette finale, à laquelle accèdent ainsi les Girondins, se joue à Colombes le dimanche 23 mai 1937, devant la grande foule, en lever de rideau de France-Irlande. Leur adversaire est le FC de Scionzier dont l'attaque est redoutable. Nos représentants doivent d'abord subir la loi des champions du Lyonnais et les arrières ont du mal à enrayer leurs attaques, surtout celles de l'inter gauche Cavalli. Mais bien vite, ils se reprennent et, à la 26ème minute, Urtizberea, le dos tourné au but, de volée, ouvre la marque. Cet avantage est détruit aussitôt par le dangereux Cavalli, qui, sur corner, égalise. A plusieurs reprises, le goal bordelais doit intervenir pour sauver son camp. L'attaque girondine, rassurée ainsi sur ses arrières, repart de plus belle et, à la 66ème minute, Urtizberea bien servi par Massé tire violemment. Le goal adverse repousse, mais, de volée, Catherineau loge le ballon dans les filets, donnant la victoire à son équipe. Pour la première fois dans l'histoire du football, un titre national est remporté par un club du Sud-Ouest.

Les hommes au scapulaire sont : Gérard, Popovici, Mancisidor, Dutour, Bazinette, Nalet, Massé, Urtizberea, Catherineau, Larnaudie et Miramon.
L'intermède de la Guerre Les Girondins venaient de goûter au professionnalisme. Ils n'allaient plus l'abandonner si l'on excepte la saison 1943/44 au cours de laquelle le Colonel Pascot qui dirigeait alors le sport en France avait crée les équipes fédérales, des formations factices voulant représenter une région (Bordeaux-Guyenne, Lille-Flandres, Paris-Capitale, Toulouse-Pyrénées, etc...). Les Girondins en profitèrent pour devenir champions de France amateurs aux dépens de Cannes battu 2 à 1.


Le premier trophée
Mais déjà, les Girondins étaient parvenus à se faire un nom dans le football français, grâce, notamment, à leur victoire acquise en Coupe de France en 1941. La France étant alors divisée par l'occupant en trois parties (zone occupée, zone libre et zone interdite), les Bordelais disputèrent trois finales face à des adversaires différents. Ils les gagnèrent toutes les trois contre le Red-Star (3-1), Toulouse (3-1) et Fives (2-0).

1941 et le premier sacre

1940 ! Provisoirement les combats ont cessé sur le territoire de la France Métropolitaine, mais les Allemands occupent une partie de notre pays. Dans un calme relatif, les compétitions reprennent mais adaptées aux nécessités du moment. C'est ainsi que la Coupe de France qui a repris son nom d'origine, Coupe Charles Simon, est organisée séparément dans les trois zones existantes : zone occupée, zone non-occupée et zone interdite avec une finale pour chacune. Nos Girondins sont tout naturellement engagés dans l'épreuve de zone occupée. Ils parviennent en finale sans avoir été vraiment inquiétés. Pour remporter le trophée, les hommes au scapulaire doivent disputer trois finales, illustration de la situation géopolitique de la France.

Trois finales en une :

La Finale de la Zone occupée
Le dimanche 13 avril 1941, c'est donc le grand jour. Au Parc des Princes, les Girondins viennent affronter la formidable équipe parisienne du Red Star Olympique, leader du Championnat. Plus de 30 000 spectateurs sont là pour assister à la victoire de leurs favoris. Pourtant c'est l'inter gauche bordelais Pruvot qui ouvre le score au bout d'un quart d'heure de jeu : une descente de Arnaudeau sur son aile gauche, une passe en retrait à Rummelhardt qui sert Pruvot dont le shoot aboutit dans la lucarne des buts de Da Rui irrémédiablement battu. Seule la classe du goal parisien permet à son équipe de ne pas encaisser de nouveaux buts avant la mi-temps. Jouant prudemment après le repos avec leurs inters nettement repliés, les Girondins ne procèdent plus que par contre-attaques, misant uniquement sur la vitesse de leurs ailiers et sur la puissance de Urtizberea. A dix minutes de la fin, un tir de ce dernier est dévié par l'arrière parisien Vandooren sur Szergo ; l'ailier droit " marine et blanc " seul devant Da Rui n'a aucune peine à le battre pour la seconde fois. Malgré la réussite de l'inter parisien Padron qui reprend de près une balle lâchée par Gérard, c'est le junior Arnaudeau qui, bien lancé par Urtizberea, prend son adversaire direct de vitesse, et d'un tir sec des vingt mètres bat, à la dernière minute, Da Rui pour la troisième fois.

La Finale méridionale de Colombes
La Fédération Française de Football ayant obtenu des autorités occupantes la possibilité d'une confrontation entre les vainqueurs des finales de trois zones, le dimanche 18 mai à Colombes, les Girondins sont opposés au Toulouse FC vainqueur de la zone non occupée. Avec une équipe truffée d'internationaux de renom, Schmitt, Diagne, Curt Keller, Dupuis, Zatelli, les haut-Garonnais sont favoris. Mais, comme contre le Red Star, les Girondins partent en trombe et, dès la 4ème minute, ouvrent le score par un tir à bout portant de Pruvot qui a repris une tête de Urtizberea sur un corner du " spécialiste " Szergo. A la 29ème minute, l'ailier droit bordelais s'échappe le long de la touche, fait un long centre qui aboutit à Arnaudeau dont le tir du droit va au fond des filets. Ce n'est qu'à deux minutes de la mi-temps que les Toulousains réduisent la marque par leur inter Dolly qui subtilise le ballon à Gérard et à Mancisidor tous deux à terre, et l'envoie dans les buts vides. Dix minutes après la reprise, Arnaudeau est fauché par l'arrière droit adverse Marek, dans la surface de réparation. Il tire lui-même le penalty, mais trop mollement dans les mains du goal toulousain. L'ailier gauche bordelais se rachète à la 77ème minute quand, complètement démarqué et recevant une balle de Urtizberea, il assure définitivement la victoire de son équipe. Celle-ci, d'ailleurs, continue à mener le match tambour battant et, à la dernière minute, Lopez rate le 4ème but en tirant de peu à côté alors qu'il se trouvait seul devant le gardien.

La troisième finale
C'est à Saint-Ouen, le dimanche suivant, que celle-ci se déroule devant 15 000 spectateurs à peine. Le public n'y croit pas et ne sait pas non plus grand chose du S.C. de Fives, le nouvel adversaire des Girondins. Les nouvelles de la zone interdite sont rares et il n'est pas facile de s'y rendre. L'équipe nordiste arrive cependant précédée d'une forte réputation et une fois encore, malgré leurs récentes victoires, les " marine et blancs " ne sont pas favoris. La partie ardemment disputée est assez égale jusqu'au repos atteint sur un score vierge. Pourtant l'ailier Waggi, le plus dangereux des avants nordistes, a raté trois belles occasions, et, du côté des Girondins, Pruvot a marqué un but refusé pour un hors-jeu, Szergo a été fauché dans la surface de réparation sans que l'arbitre réagisse et le poteau renvoya un tir de Lopez consécutif à un corner de Arnaudeau. En seconde mi-temps, les Girondins accentuent leur pression : sur un tir de Urtizberea, le poteau sauve encore les Nordistes qui, pourtant, ont failli ouvrir le score par leur avant-centre Van Caeneghen contré in extremis par Homar, l'arrière droit bordelais. Mais, au bout de l'heure de jeu, Urtizberea, qui n'avait pas eu l'occasion de scorer lors des deux précédentes rencontres, a sa récompense : il ouvre la marque en reprenant de près un centre de Szergo. Coup de théâtre : à un quart d'heure de la fin, Ben Ali touche le ballon de la main dans la surface de réparation. Tout est remis en question, car logiquement le penalty qui s'ensuit doit amener l'égalisation. Hélas pour les " hommes du Nord ", leur inter droit Dudziack, chargé d'exécuter la sentence suprême, envoie le ballon à côté. Et c'est Urtizberea qui, à la 83ème minute, assure définitivement la victoire des couleurs " marine et blanc " en détournant dans les filets un nouveau centre de Szergo. La Coupe est remise aux Girondins le lundi soir 26 mai au siège de la Fédération, 22, rue de Londres à Paris. Pour la première fois, mais hélas ce sera aussi la dernière pour un très long moment, le célèbre trophée venait à Bordeaux. Retenons donc le nom des héros de ces trois finales : Goal : Gérard - Arrières : Homar, Mancisidor - Demis : Ben Ali, Plesiak, Rummelhardt - Avants : Szergo, Lopez, Urtizberea, Pruvot, Arnaudeau. Seul Lopez n'a pas joué la finale de la zone occupée contre le Red Star : c'est Boumezrag qui tenait ce jour-là le poste d'inter droit.

Mai 1950, le sacre
Neuf ans plus tard, les Girondins allaient conquérir une nouvelle couronne : celle de champion. Ce premier titre fut acquis à l'issue de la saison 1949/50. Longtemps décrochés, les Bordelais terminèrent premiers avec six points d'avance sur les Lillois après leur avoir repris douze points en 17 rencontres jouées sans l'ombre d'une défaite ! Les Girondins ont été emmenés par un certain et magique De Harder, virevoltant ailier hollandais. Nul ne pouvait alors se douter que Bordeaux allait attendre ... 30 ans et 1984 pour goûter aux délices d'un nouveau titre.
Focus : Mai 1950 !

Les Girondins de Bordeaux sont Champions de France de 1ère division ! Voilà 50 ans que le premier titre est venu s'inscrire au palmarès du Club, et il est normal qu'il soit rappelé en cette année 2000. Le plus étonnant, et sûrement le plus rare dans l'histoire du football français, est qu'il a été acquis par une équipe qui arrivait de deuxième division où elle avait terminé seconde la saison précédente. Les Girondins, qui s'étaient renforcés en début de saison avec les signatures de De Harder, Ben Arab, Meynieu mais aussi l'arrivée des jeunes des Coqs Rouges Astresses et Dupeux, avaient très mal débuté le Championnat en prenant trois buts à Marseille ce qui avait fait dire à un reporter de la radio française : " Bordeaux n'a pas une équipe pour jouer en division nationale... ". La suite lui a donné largement tort. En effet, les matches suivants voient les Marine et Blancs entre autres battre le Stade de Reims, Champion en titre, sur son terrain, le " grand " Racing Club de Paris à Colombes et à la fin des matches aller terminer en 3ème position. Les matches retour sont identiques et le 12 février 1950, c'est la fête du football à Bordeaux avec la venue du leader Lille. Le Stade est plein des 27 401 spectateurs dès l'ouverture des portes à midi. Mais comme souvent en pareil cas, le match ne donna pas de vainqueur. C'est le 19 mars 1950 que les hommes de Gérard (entraîneur) se trouvent en tête du Championnat grâce au goal-average. Seuls leaders après avoir écrasé le RC Paris, ils ont, le 23 avril, après leur succès à Toulouse, 4 points d'avance sur le second, Lille. Finalement c'est avec 6 points d'avance qu'ils inscrivent le premier titre de Champion sur l'écusson du Club. D'autres titres sont venus par la suite mais il fallait " rendre hommage " à ceux qui, il y a 50 ans, ont fait mieux connaître les Girondins.

Les espérances et les peurs
Les champions des podiums En effet, après deux séjours en deuxième division (1956 à 1959 et de 1960 à 1962), Bordeaux allait être un champion... des deuxièmes places et des finales de Coupes perdues ! Déjà en 1943, les Girondins avaient échoué en Coupe de France contre l'Olympique de Marseille (2-2 et 4-0). L'histoire allait se répéter en 1952 (Nice 5-3), 1955 (Lille 5-2), 1964 (Lyon 2-0), 1968 (Saint-Étienne 2-1) et 1969 (Marseille 2-0). Idem en championnat. Il y eut toujours un Nice (1952), un Nantes ( 1965 et 1966) ou un Saint-Etienne (1969) pour interdire aux Bordelais la plus haute marche du podium.

La traversée du désert
Après une période assez difficile de 1972 à 1979 au cours de laquelle ils faillirent bien être relégués en D2 à plusieurs reprises, les Girondins devaient dominer le football français au cours des années 80.




Les moments forts

1969 la série des seconds

Les Girondins disposent cette année-là d'un effectif de très grande qualité technique et tactique qui effraye la France du football. En championnat une lutte sans merci est engagée entre les " marine et blanc " et les " verts " de St.-Étienne. Bordeaux dispose ainsi de la meilleure attaque de la Ligue. Les Girondins ont décidé de jouer sur deux tableaux en conjuguant le Championnat et la Coupe de France qui pour la première fois propose des matches aller-retour. En huitièmes de finale, les Bordelais retrouvent leur bourreau de la finale de 1968 : St.- Étienne. Au match aller, ils réalisent l'exploit de vaincre les Verts dans le chaudron de Geoffroy-Guichard (1-0), et tiennent le nul au match retour au Stade Municipal (2-2). En quarts de finale, Bordeaux obtient son billet pour les demis dès le match aller à Mulhouse. Les coéquipiers de Montes s'imposent 2-0 et confirment au retour sur le score de 1-0. En demi-finale, la confrontation avec Sedan est bien plus accrochée, les Girondins obtiennent le nul à Sedan sur un score vierge et au match retour les deux équipes offrent un spectacle de très haut niveau. Les commentateurs de l'époque parlent d'un sommet de niveau européen qui voit une courte victoire bordelaise (4-3).

A nouveau l'Olympique de Marseille
Vingt-six ans après, et encore à Colombes, les Girondins rencontrent leurs vainqueurs de 1943, les joueurs de l'Olympique de Marseille. L'équipe bordelaise est favorite. Mais au cours de leur carrière professionnelle, les Girondins ont souvent eu des ennuis avec les Phocéens. Et ce 18 mai 1969, la peur de Magnusson a sans doute hypnotisé les hommes de Bakrim qui n'ont pas arboré leur historique maillot "marine" mais revêtu une tunique rouge. Chorda a bien tenu le brillant ailier suédois, mais en contrepartie, l'arrière gauche bordelais n'a pas été en mesure d'effectuer les dangereuses montées offensives qui semaient la panique chez l'adversaire. La chance fut avec les Marseillais à la 5e minute quand le gardien Escale détourna de justesse un tir à bout portant de Burdino, et à la 80e quand, du talon, l'avant-centre Joseph dévia sans le faire exprès hors de portée de Montes, un tir de Novi. Le second but réussi à la dernière minute par le même Joseph n'avait plus d'importance : les nerfs bordelais n'avaient pas tenu. Et après avoir disputé leur plus mauvais match de la saison, les Girondins n'ont pas eu leur revanche de 1943 et ont perdu leur sixième finale de Coupe. Le Stade de Colombes continue à être néfaste pour eux.

Les années 1980 : Une décennie au sommet

Sous l'impulsion de Claude Bez dans l'équipe dirigeante, d'Aimé Jacquet sur la touche et d'Alain Giresse sur le terrain, les Marine et Blancs allaient se construire un fabuleux palmarès. Cette domination se traduisit par trois titres de Champion de France (1984, 85, 87), deux victoires en Coupe de France contre Marseille en 1986 (2-1 après prolongation) et en 1987 (2-0) et une participation sans discontinuer, aux Coupes européennes de 1982 à 1989. Avec, comme sommets, deux accessions en demi-finales.
D'abord en 1985 en Coupe des Champions où la Juventus de Turin, victorieuse chez elle (3-0) frôla l'élimination à Bordeaux où les Girondins l'emportèrent par 2 buts à 0. Ensuite en 1987, en Coupe des Coupes où Leipzig s'imposa au match retour, après une dramatique séance de tirs au but.
Cette décennie était marquée du sceau des grands joueurs au scapulaire. Avec Giresse et Tigana en chef de file, on retrouve : Audrain, Battiston, Bourdoncle, Chalana, De Bono, Delachet, Domenech, Dropsy, Fargeon, Ferreri, Gimenez, Girard, Gnako, Hanini, Lacombe, Lassagne, Lopez, Malbeaux, Martinez, Memering, Muller, Pascal, Reinders, Roche, Rohr, Specht, Thouvenel, Touré, Trésor, Tusseau, Vercruysse, Zl. Vujovic; Zo. Vujovic et Zénier.




Les moments forts

Une décennie en or

Les Girondins de Bordeaux du Président Claude Bez et de l'entraîneur Aimé Jacquet auront tout connu sauf la joie d'un sacre continental. Trois titres de Champion de France, deux Coupes de France et une multitude d'exploits sur la scène européenne sont les grands faits d'armes de cette époque chère aux amoureux des Girondins. A deux reprises, Alain Giresse, le capitaine, Jean Tigana, le combattant, et leurs coéquipiers ont presque touché leur rêve européen. La seconde fois, c'était à Leipzig, en demi-finale de la Coupe des Vainqueurs de Coupes lors de la cruelle séance de tirs aux buts.

Mais la plus belle de toutes, celle qui reste dans les mémoires écrite à l'encre indélébile est la demi-finale de la plus prestigieuse des compétitions de l'UEFA, la Coupe des Clubs Champions, contre la Juventus de Turin le 25 avril 1985. Au match aller, au Stadio Communale de Turin, les Girondins sont apparus trop respectueux, presque intimidés ; ils sont repartis avec 3 buts à remonter. Au match retour, le Stade Lescure a fait le plein de forces vives avec 42 000 spectateurs (record du Stade). France Football écrivait alors : " Les Turinois ont semblé empruntés, presque friables. Juste retour des choses pour une revanche passionnante. Un combat tous azimuts qui n'a cessé pendant 90 minutes. Combat de tous les instants entre les meilleurs amis du monde, Platini et Battiston, et une multitude de combats qui auront démontré combien l'écart est infime. "

Le Stade Lescure n'a jamais connu pareille affluence dans ses travées. Il faut se rappeler le premier match européen de l'ère Jacquet face à Hambourg où les coéquipiers de Marius Trésor avaient eu à faire à un maigre public. La Juve est prévenue, le combat sera âpre. En quatre-vingt-dix minutes, les Girondins ont bousculé la " Vieille Dame ", ils ont même failli la renverser grâce à une volonté farouche de réussir et une organisation tactique irréprochable. Rohr s'est chargé de Platini en individuelle stricte sur toute la longueur du terrain, Girard n'a cessé de récupérer des ballons et d'attaquer, Giresse a distribué le jeu à sa guise, Tigana a réalisé un match monstrueux d'engagement et de don de soi. Thierry Tusseau, placé en faux latéral gauche, a percuté le bloc défensif turinois sur son flanc le plus faible. La domination des Marine et Blancs était telle qu'ils ont tiré 26 fois au but contre seulement 7 tirs Turinois. Dès la 25ème minute, Müller a mis ses coéquipiers sur la bonne voie en trompant, d'une frappe en pivot, Bodini. Mais les Girondins ont du attendre la 80ème minute pour parvenir à battre le portier transalpin. Battiston, dans l'axe du terrain, s'avance, les joueurs italiens sont sur le reculoir et le défenseur bordelais en profite pour décocher une frappe, des 30 mètres, d'une rare violence qui heurte le poteau gauche de Bodini avant de franchir la ligne de délivrance. Les Bordelais poussent, les Italiens paniquent. Tigana a une balle de match au bout du crampon mais Bodini s'arrache pour sauver son camp. Lescure est prêt à chavirer mais les Turinois ne craqueront pas et le rêve s'envole.

Les joueurs qui ont participé à cette grande page de l'histoire girondine sont les suivants : Dropsy, Thouvenel, Specht, Battiston, Tusseau, Girard, Tigana, Giresse, Rohr, Chalana, Lacombe et Müller.

1990 - 1995 : La reconstruction

La bombe Bez
A l'issue de la saison 1990-1991, les Girondins de Bordeaux ont été rétrogradés en deuxième division après être restés 29 ans en D1. Et encore cette relégation n'était-elle pas liée aux résultats sportifs puisqu'ils terminèrent à la dixième place (manquant une qualification en Coupe d'Europe lors d'un dernier match décisif à Lyon), mais à un règlement administratif destiné à sanctionner les clubs admis au redressement judiciaire? En réalité, à une époque où beaucoup de clubs connaissaient de graves difficultés financières, les instances du football, les pouvoirs publics et les juridictions administratives firent converger leurs efforts pour faire un " exemple " avec les Girondins de Bordeaux dont le déficit financier avait été, il est vrai, à la hauteur de ses brillants succès.

Bordeaux retrouve l'élite
Et au cours de la saison 1991/92, le club participe au championnat de D2 groupe B, avec un autre prétendant très sérieux, son grand rival le R.C.Strasbourg et après une lutte fratricide, ce sont les Girondins de Bordeaux qui accèdent à la montée directe en D1 et sont sacrés Champions de France de D2 : Bordeaux-Valenciennes (4-0 et 3-2). Bordeaux retrouve l'élite du football français et la Coupe d'Europe les deux saisons suivantes.




Les moments forts

Une transition difficile

Les Girondins pénètrent dans une zone de hautes turbulences. Après une très belle place de dauphin de l'Olympique de Marseille (2 points les séparent) au terme de la saison 1989-90, les scandales éclatent les uns après les autres. Les Girondins sont dans le collimateur de la justice et Claude Bez doit laisser sa place de Président. Les repreneurs du Club ne sont pas légion et Jacques Chaban-Delmas, député maire de Bordeaux, intronise le lunetier Alain Afflelou. Ce dernier décide, avec Jean-Didier Lange, de reprendre le club en main. Au début de l'hiver 1990, les deux nouveaux hommes forts des Marine et Blancs assistent à leur premier match en tant que dirigeants au Stade Olympique de Rome.

A l'instar des 11 Bordelais et de tous les supporters girondins, ils vont vivre un véritable calvaire. Déjà vainqueurs au match aller (2-0), les coéquipiers de Rudi Völler parachèvent leur ½uvre face à des Girondins dépassés par les événements. Dès la 10ème minute, Völler, lancé en profondeur par Desideri, prend de vitesse Battiston, récupère un ballon mal contrôlé par Bell et marque dans le but vide (1-0). Les Girondins sont assommés, ils le seront plus encore juste avant la pause lorsque Gerolin, hors jeu, reçoit une balle de Völler, également hors-jeu. Fauché par Lizarazu, Gerolin obtient un penalty que l'Allemand transforme (2-0). Au retour des vestiaires, les coéquipiers de Battiston n'ont pas le temps de se remettre en place que Battiston, voulant remiser en retrait, prend à contre-pied Bell venu au-devant de la balle. Völler en profite et marque son troisième but en finesse (3-0). La suite n'est que galère. A la 61e minute, Nela adresse un beau centre depuis la gauche. Bell hésite à sortir et la balle arrive jusqu'à Gerolin, qui, en bout de course, reprend victorieusement (4-0). A un quart d'heure de la fin, les Romains mettent la touche finale à leur succès : Völler ouvre sur Gerolin, sa tête passe au ras du poteau du malheureux Bell (5-0). La Coupe d'Europe s'arrête là pour les Girondins qui ne disputeront pas de compétition européenne l'année suivante. Leur parcours en championnat est plus que méritoire avec une dixième place qui n'empêchera pas le club d'être rétrogradé administrativement en D2. Les hommes qui ont participé à ce calvaire sont : Bell, Thouvenel, Sénac, Battiston, Lizarazu, Bade, Plancque, Fargeon, Durand, Deschamps, Vervoort, Ferreri et Kieft. Pour preuve qu'un tempérament de champion du monde se forge aussi dans la défaite.

1995 - 1999 : Les grandes émotions

Tombeurs du grand Milan
A l'orée de la saison 95/96, le Football Club des Girondins de Bordeaux participe à la première édition de la Coupe Intertoto. Ce sera le début d'une extraordinaire épopée qui conduira le club vers sa première finale de Coupe d'Europe. Bordeaux disputera 20 rencontres sur la scène européenne. L'incroyable élimination du Milan A.C en quarts de finale (0-2/3-0) restera à jamais gravée dans les mémoires comme les noms des valeureux combattants bordelais : Zidane, Dugarry, Lizarazu, Witschge, Anselin, Bancarel, Castant, Croci, De Blasiis, Dogon, Dutuel, J. Fernandez, Fischer, Fontan, Friis-Hansen, Grenet, Histilloles, Huard, Lucas, Prunier, Tholot, Toyes et Varesanovic. Les Girondins s'inclineront en finale de cette Coupe UEFA face au Bayern de Munich (0-2/1-3).

Les premiers au Stade de France
A l'issue de cette inoubliable saison, Bordeaux renouvelle pratiquement la totalité de son effectif avec l'arrivée de 13 nouveaux joueurs. Un nouveau président : Jean-Louis Triaud et le retour de Rolland Courbis au poste d'entraîneur. L'objectif est clair : retrouver une place qualificative pour la Coupe d'Europe. Les résultats furent au-delà des espérances. Bordeaux termine quatrième du championnat et s'incline aux tirs au but en finale de la Coupe de la Ligue face à Strasbourg. A l'Orée de la saison 97/98, les Bordelais enregistrent le départ de Rolland Courbis qui est remplacé par Guy Stéphan. Bordeaux s'incline au premier tour de la Coupe UEFA face aux Anglais d'Aston Villa (0-0/0-1). Elie Baup, adjoint de Guy Stéphan prend en main l'équipe au mois de janvier. Les partenaires de Michel Pavon parviennent de nouveau en finale de la Coupe de la Ligue. Ils s'inclinent une nouvelle fois aux tirs au but, après une rencontre somptueuse contre Paris SG (2-2/ 2-4 t.a.b). Malgré cette défaite, les Bordelais obtiennent leur billet pour l'Europe grâce à une superbe deuxième partie de championnat.

Après 12 ans d'attente
Le parcours européen des Girondins version 1998-99 a largement dépassé les espérances. Bordeaux est seulement éliminé en quarts de finale par Parme (2-1/ 0-6). L'aventure européenne s'arrête nette, mais les bonheurs et les honneurs se prolongent en France. Les hommes d'Elie Baup entament le championnat de France dans les meilleures conditions, cinq matches pour autant de victoires. Dès lors, un mano à mano, qui tiendra en haleine tous les amoureux de football de l'Hexagone, s'engage entre Bordeaux et Marseille. Le collectif bordelais permet aux individualités de s'épanouir dans la joie et la sérénité. Tant et si bien que pour le choc du championnat, les Girondins ont offert une véritable leçon de football aux Marseillais (4-1). Rien n'est pourtant joué, le championnat ne donnera son verdict que lors de la dernière journée, le 29 mai 1999, au Parc des Princes. A quelques minutes du dénouement, le PSG tient Bordeaux en échec (2-2), le titre semble s'échapper. C'est sans compter sur le réalisme de Pascal Feindouno qui crucifie Lama à la 89ème minute (3-2). Bordeaux est champion, un magnifique champion incarné par Laslandes, Wiltord, Ramé, Micoud, Diabaté, Alicarte, Pavon, Benarbia, Saveljic, Torres Mestre, Grenet, Ferrier, Afanou, B. Da Rocha, K. Diawara, Musampa, Jemmali, Ivan, Vukomanovic, Feindouno, Delaroche, Anselin et Philippe.




Les moments forts

Le samedi 29 mai

A 22h30, les Girondins de Bordeaux sont les nouveaux champions de France...

Des Bordelais à Paris...!
Tout comme la saison passée, le titre va se jouer lors de l'ultime journée. Les Bordelais ont leur destin entre les pieds. Une victoire et c'est joué. En cas de match nul ou de défaite, tout dépendra du résultat des Marseillais à Nantes. Le Parc des Princes est plein. Côté bordelais, près de 1000 supporters ont fait le déplacement, les autres regardent la rencontre sur un écran géant installé à la patinoire de Bordeaux. La délégation bordelaise est partie la veille comme lors de chaque déplacement. Même si la rencontre est d'une importance capitale, on ne change pas les habitudes. Benarbia a purgé ses matches de suspension, il sera bien présent au coup d'envoi. Seule absence de marque, celle de Micoud qui ne s'est pas remis de sa blessure contractée face à Lyon. Les Bordelais qui pourraient, à juste titre, jouer petit bras, entament la rencontre avec une étonnante sérénité. Le but inscrit par Wiltord après 19 minutes de jeu signe sans conteste la suprématie du jeu bordelais.

Dans le même temps, Pires a marqué à Nantes. il ne faudra pas compter sur une éventuelle défaillance marseillaise. Tout va pour le mieux jusqu'à la pause. Mais à la reprise, les choses se gâtent. Rodriguez égalise après 12 minutes de jeu en seconde période. Les supporters bordelais ne souffriront que 5 petites minutes puisque Sylvain Wiltord redonne l'avantage à ses coéquipiers en trompant Lama. Ce n'était qu'une alerte, mais qui, malheureusement, va tétaniser les Marine et Blancs. Bordeaux commence à reculer, à perdre trop de ballons, en un mot à se mettre en danger. Il ne reste pourtant que 12 minutes à tenir et c'est gagné. Mais Adailton en a décidé autrement. Il bat de la tête Ramé. Ce n'est pas possible ! Pas si près du but. Bordeaux n'est plus champion, c'est Marseille. Plus que cinq petites minutes. Micoud, Saveljic et Philippe sont à l'entrée du tunnel la tête dans les mains. Elie Baup lance le jeune Feindouno. On joue le tout pour le tout et ces sacrés Nantais qui ne parviennent pas à égaliser face à Marseille. Wiltord déborde, il centre pour Ivan, seul aux six mètres, qui reprend de la tête, mais Lama intervient par miracle. Incroyable : Micoud, Saveljic et Philippe sont à genoux. On va jouer les arrêts de jeu. Dans les travées du Parc ou à la patinoire, les commentaires sont les mêmes. " Finalement ce fut quand même une super saison et Marseille avec l'effectif qu'ils ont ...! " C'est alors que l'incroyable se produit. Laslandes glisse un dernier ballon à Feindouno qui, lui, le glisse hors de portée de Lama. Bordeaux a marqué. Bordeaux est Champion. Elie Baup tombe à genoux, Micoud, Saveljic et Philippe se retrouvent sur le banc de touche. A la patinoire, c'est du délire. Les dernières secondes sont interminables mais finalement Monsieur Colombo siffle la fin. Dans tous les stades de France, la victoire de Bordeaux est ovationnée, récompensant ainsi la formation qui a sans conteste pratiqué le meilleur football de la saison.

Dans le vestiaire, chacun sera surpris par le calme des joueurs bordelais. Fatigués, épuisés physiquement mais surtout nerveusement, ils se libèreront quelques heures plus tard dans leur stade, devant leurs supporters. Après plus de trois heures d'attente, ils sont près de 40000 à hurler leur bonheur lorsque les hommes d'Elie Baup foulent la pelouse de Lescure. Ce sera alors une heure de joie intense, de chants, de danses, une communion extraordinaire entre un groupe de copains et leurs supporters. Les champions de France ont tenu à remercier leurs supporters bordelais.

1999 - ... : Une nouvelle ère

Après une saison 1999-2000 placée sous le signe de la découverte de la Champions League, les deux saisons suivantes sont celles de la confirmation. En 2000-2001, Bordeaux affiche sa cinquième qualification européenne consécutive grâce au championnat. La saison suivante, les Girondins obtiennent la sixième à la faveur de leur triomphe en Coupe de la Ligue. Les 2000-2001, 2001-2002, 2002-2003 frappent par leurs similitudes. Malgré un départ délicat, l'Europe sourit aux Girondins. La course-poursuite fut intense, spectaculaire et salutaire. Le groupe s'est retrouvé dans les valeurs de solidarité prônées par son entraîneur et son staff technique. Les campagnes européennes se figent nettes en 8ème de finale contre le Rayo Vallecano et les deux saisons suivantes en 16ème de finale face à Roda et à Anderlecht. Une Coupe, pourtant, sourit aux Girondins. La Coupe de la Ligue 2002 remportée aux dépens de Lorient (3-0) est le premier trophée bordelais du troisième millénaire. Un an jour pour jour après cette magnifique victoire, les Girondins loupent la marche qui mène à la finale de la Coupe de France. Ce n'est que partie remise...




Les moments forts

Irrésistibles

Bordeaux remporte son premier titre du troisième millénaire. La Coupe de la Ligue est belle et bien bordelaise après la démonstration de force de Pauleta et consorts. Et un, et deux, et trois zéro. Bordeaux triomphe au Stade de France.

Quel lieu plus magique en France peut accueillir une finale que le Stade de France ? Aucun. Symbole de la France qui gagne, cette enceinte est également un merveilleux lieu de communion entre amoureux de football. Et ils sont nombreux en marine ou en orange à colorier les travées et à donner de la voix, du courage et de la volonté aux hommes en short qui se battent comme des beaux diables au milieu de l'arène. Quel meilleur chauffeur de Stade qu'un but d'entrée ?

Pauleta s'en est chargé après seulement quatre minutes de jeu sur un superbe travail de David Jemmali, les merlus sont attirés comme des abeilles par le miel et les précisions conjuguées de Jemmali et Pauleta ont fait le reste d'une frappe croisée (0-1, à la 4ème). La réussite du buteur portugais met ses coéquipiers en confiance mais ne calme pas les ardeurs bretonnes. Le match est extrêmement vivant tant les deux équipes sont portées vers l'offensive. Les 14000 lorientais souffre bruyamment lorsque Pauleta, Dugarry ou Basto pointent le bout de leurs souliers. Les 18400 bordelais ne sont pas au mieux face à la fougue et la vivacité de Darcheville et Feindouno.

Les déferlantes oranges succèdent aux lames de fond marines et blanches. A une tête de Dugarry (16e), Feindouno répond par une frappe (19e). Meriem prend son tour (21e), tout comme Smertin (23e). Pascal Feindouno veut briller, sa reprise de volée est brillante (33e), tout comme la frappe de Bouzin (37e). Eduardo Costa ne veut pas être en reste et frappe (39e). A force de pousser, il faut bien que cela finisse par se glisser entre les mailles des filets. Bordeaux trouve la faille quand ça fait le plus mal c'est-à-dire à quelques secondes de la mi-temps. Lorient peine à se dégager, Smertin s'essaie à une reprise de volée, Le Garrec repousse, Meriem concrétise (0-2, à la 42ème).

Au retour des vestiaires, Pouliguen tente un coup avec l'entrée en jeu de Keita à la place de Chabbert. Lorient laisse venir Bordeaux pour faire parler ses qualités de contre comme à la 48e sur un contre de Darcheville vendangé par Bédrossian. Avec deux buts d'avance, Bordeaux pose plus le jeu et construit ses attaques. Après dix minutes de jeu, Lorient ne tient plus sa position d'attente et repart à l'attaque. Sommeil et Afanou en imposent dans la surface bordelaise face au bulldozer Darcheville. De l'autre côté, Pauleta en impose par sa classe et son talent. A l'heure de jeu, à la réception d'un centre de Dugarry, sa reprise de volée acrobatique fait mouche (0-3). La messe est dite ! Bordeaux se dirige doucement vers le gain de son premier titre du troisième millénaire.

Les supporters des Girondins de Bordeaux se préoccupent désormais plus des tribunes que de la pelouse. Les chants, les applaudissements amorcent une ola du tonnerre. La face marine du Stade est en ébullition. A l'amorce des dix dernières minutes, Lorient tente un baroud d'honneur mais Bordeaux semble indomptable et sûr de sa force. La victoire, le titre et l'Europe font les yeux doux à Roux, Jemmali, Afanou, Sommeil, Basto, Meriem, Costa, Smertin, Dhorasoo, Dugarry et Pauleta mais aussi à Roche, Bonnissel, Baup, Bedouet, Labat et tous les supporters du club.

Les Girondins n'ont vraiment pas volé leur titre, leur Coupe de la Ligue. "

La suite de l'histoire reste a écrire une nouvelle génération girondines est né...

# Posté le mardi 16 août 2005 06:23

Joueurs bordelais saison 2005/2006

Joueurs bordelais saison 2005/2006
(quelques joueurs fetant le 1er but du tt jeune mais prometteur Pierre Ducasse)

# Posté le mardi 16 août 2005 06:22

Les gardiens girondins

Les gardiens girondins
Ulrich Ramé ; Frédéric Roux et Mathieu Valverde seront les gardiens girondins de cette anné!!!
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# Posté le mardi 16 août 2005 06:21

Ulrich Ramé

Ulrich Ramé
Gardien n°1 des Girondins!!
n°16 >> GARDIEN DE BUT
Né le 19 septembre 1972 à Nantes
> Nationalité : Française
> Taille et poids : 1,87 m et 85 kg
> Club précédent :Angers
> Au club depuis :1997

>> PALMARES
Champion de France 1999

Champion d'Europe 2000

Coupe de la Ligue 2002

International A - 11 sélections - France

261 matches en D1

Premier match :
Metz - Angers, 31/07/93

Fin de contrat : 2007



UN GRAND MONSIEUR

Véritable passionné de sports, Ulrich Ramé hésite de nombreuses années entre le tennis et le football. A dix-sept ans, il se décide enfin. Il intègre le centre de formation du SCO d'Angers, où il passe six années. Trois en tant que stagiaire et trois comme professionnel. Aujourd'hui et depuis maintenant sept saisons, Ulrich Ramé fait le bonheur des supporters Bordelais. A 31 ans, le capitaine girondin est un gardien serein et plein d'ambitions. Il vient de fêter son 200ème match au plus haut niveau, mais n'entend pas en rester là. Retour sur la carrière d'un grand monsieur du ballon rond.

Ulrich effectue ses grands débuts en L1 avec Angers. Profitant de la blessure du gardien numéro à l'époque, Nicolas Sachy, il dispute alors les deux premiers matches de la saison 1993/94. Ses débuts ne sont pas très faciles puisque son équipe s'incline (2-0) lors du premier match au Stade Saint-Symphorien de Metz. Il cède logiquement sa place à Nicolas Sachy pour le reste de la saison sans avoir pour autant démérité. Angers est relégué à la fin de cette saison. Ulrich devra donc attendre cinq ans avant de refouler les pelouses de L1.

En L2, Ramé dispute 9 matches la première année, puis 28 la seconde. Malgré des prestations de très haut niveau, il ne peut empêcher la descente de son équipe en Nationale. Ses performances tapent néanmoins dans l'½il de Bordeaux qui décide de l'engager l'année suivante comme gardien remplaçant de Stanley Menzo. Ulrich Ramé ne tarde pas à montrer tout son potentiel. Guy Stéphan, un peu déçu par les prestations de son gardien numéro 1, lui laisse en effet sa chance.

Il joue son premier match de L1 avec les Girondins contre Le Havre, le 12 septembre 1997, quelques jours seulement avant le match de coupe d'Europe contre Aston Villa. Guy Stephan le lance dans le grand bain tout en lui assurant de jouer deux, trois matches. Et contrairement à sa première, Ulrich Ramé termine la match par une victoire. Il enchaîne ensuite par une série de bons matches qui encourage son entraîneur de l'époque à le laisser titulaire. Ulrich Ramé a saisi sa chance.

Ses bonnes prestations lui permettent de finir la saison et d'entamer tout logiquement la suivante comme gardien numéro 1 des Girondins. Ulrich ne met pas longtemps à confirmer tout le bien que l'on pensait déjà de lui. Il devient en quelques mois l'un des meilleurs gardiens de France. Très a l'aise sur sa ligne, il impressionne surtout par la qualité de ses prises de balle et son bon jeu aux pieds. Il s'impose comme l'une des révélations du championnat.

Auteur d'une saison 1998/1999 exceptionnelle, où il est l'un des principaux artisans du titre, il est tout logiquement appelé en équipe de France. Il dispute son premier match avec les Bleus le 9 juin 1999 contre l'Andorre. En quelques mois, il devient la doublure indiscutable de Fabien Barthez. Il remporte dans la foulée l'Euro 2000, puis la coupe des Confédérations l'année suivante. Il compte aujourd'hui, un peu moins de 15 sélections avec les Bleus et faisait partie des 3 gardiens sélectionnés pour la coupe du monde 2002.

Barré en sélections par Fabien Barthez, Ulrich fait surtout parler de lui avec son club. Il devient un élément indispensable d'une équipe de Bordeaux qui se qualifie chaque année, depuis son arrivée, en Coupe d'Europe. Le gardien international est indetrônable. Plutôt calme dans la vie, il sait se faire respecter et entendre sur un terrain. Il ne rate aucun match des Girondins, sauf en cas de blessure comme en fin de saison dernière.

Après plusieurs mois d'indisponibilité, Ulrich Ramé revient cette année au meilleur de sa forme. Il joue pleinement son rôle de capitaine et n'hésite pas à replacer ses coéquipiers quand il le faut. Ses interventions, ses bonnes prises de balle ont également le mérite de rassurer ses coéquipiers. Il ne veut pas pour autant entendre parler d'équipe de France et préfère se concentrer sur sa saison avec les Girondins, le club de son c½ur. Un club qu'il n'a jamais plus quitté depuis 1997 et avec qui il rêve encore et toujours de remporter des titres...

Depuis ce fameux 12 septembre 1997, Ulrich Ramé multiplie les arrêts de grande classe. Il ne quitte aussi que très rarement les cages des Girondins. En six saisons, le gardien international n'a en effet manqué qu'une vingtaine de matches toutes compétitions confondues. Le 22 novembre dernier, Ulrich a fêté son 200ème match de L1 puis, quelques jours plus tard, son 200ème match de L1 sous le maillot girondin. Ses très bonnes prestations avec Bordeaux font de lui l'un des gardiens les plus expérimentés de notre championnat. C'est même pour s'entraîneur, Michel Pavon, le «meilleur gardien de France».

# Posté le mardi 16 août 2005 06:20